Anne Sylvie Henchoz

Anne Sylvie Henchoz, Tempo on island-surfaces, still, 2017 Anne Sylvie Henchoz, Tempo on island-surfaces, still, 2017

Screening Room:

Anne Sylvie Henchoz présente son nouveau film Tempo on island-surfaces, spécialement produit pour Fri Art.

 

2017, 3'40''

Anne Sylvie Henchoz réunit, pour son nouveau film Tempo on island-surfaces, un trio de batteuses pour une chorégraphie rythmique et sensuelle, qui s’articule en différents « paysages musicaux » selon les postures et les mouvements adoptés par les musiciennes. Le morceau est composé d’un tempo de base auquel s’enchaînent, à tour de rôle, des solos. Le corps est leur instrument de musique, et elles en transgressent les limites en explorant les sonorités qu’il produit lorsque les mains, percussives, viennent frapper la chair du ventre, le creux de la joue, ou le sol sur lequel il repose. Leur façon à chacune d’être batteuse est mise en lumière par l’énergie corporelle qu’elles dégagent lorsqu’elles performent. Les plans rapprochés et tournoyants autour d’elles soulignent la texture des rythmes, les frottements sur les paillettes des tissus ou la résonnance interne d’un clappement sur les pieds dans les jambes.

Le film est une invitation à jouer en redéfinissant, par le rythme, le son et le mouvement, notre manière de d’occuper l’espace.

Anne Sylvie Henchoz est née en 1977 à Genève. Elle vit et travaille à Lausanne. Enseignante vidéo à eikon Fribourg, elle a participé aux expositions No local, no global, à Wallriss en 2013 et à Manifesta 11, Zürich, en 2016. En 2015, elle a obtenu une résidence CVC au Caire. 

 

Curator(s)
Opening
10.02.2017 18:30
Artist Information
  • Anne Sylvie Henchoz completed a Master of Contemporary Art Practices at HEAD, Geneva, in 2012.

    With a polymorphic practice that includes action, construction and narrative. She stages situations conceived as ceremonies, inventing a vocabulary that is at once poetic, physical and choreographic, in order to speak about a possible relation between people. Creating sensual, focal and expansive encounters, she looks at her practice through a prism of language, embodying 'film-like spaces', expanded cinema, performance and editions. 

    Most influential references come from postmodern dance, life’s experiences, gender and cultural studies, and biographies. Work draws upon a plasticity of interactions, close to the ‘Poetics of relation’ of Edouard Glissant.

    Treasuring idea of ‘fluid identity’, in order to question commonplace ideas about identity, projects are shaped by the desire to experience profound states of reality with others.